Lombalgies, sciatiques, hernies discales ou simples
contractures musculaires…
Les symptômes sont
multiples, mais le résultat est le même : notre dos fait souffrir. Des
antalgiques à la chirurgie, il existe plusieurs méthodes pour soulager sa
douleur. Adoptez celle qui vous convient
le mieux !
Le mal de dos reste un des premiers motifs de visite chez le
médecin. Les adultes dans la force de l’âge sont les plus touchés. Il est vrai
qu’ils cumulent plusieurs facteur de
risque : de mauvaises postures, un manque d’exercice physique, parfois un
excès de poids et, souvent, du stress, responsable, entre autre, de contracture
musculaire.
Chacun se débrouille,
tant bien que mal, pour trouver la solution à son mal de dos. Tout le monde a
dans sa pharmacie des médicaments anti-douleur, mais ils ne traitent pas le fond
du problème et, du fait de leurs effets secondaires, ils ne peuvent être pris
sur de longues durées. Quant aux
thérapies manuelles, elles suscitent un véritable engouement, mais il est
parfois difficile de distinguer entre les bons professionnels des mauvais.
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| torticolis: un spasme musculaire provoque des douleurs au niveau du cou traitement: application de chaleur, séances de chiropractie |
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| dorsalgie:due à une mauvaise posture devant l'ordinateur, en conduisant, en se baissant traitement: séances de rééducation chez un kiné |
Alors,
vers qui se tourner ?
Dans ce dossier, je vais essayer de vous aider à y
voir clair. Contre le mal de dos certaines techniques ont fait la preuve de
leur efficacité, d’autre non. Ainsi, la kinésithérapie est plus utile en
prévention des récidives, pour se remuscler et renforcer son dos, qu’en pleine
crise douloureuse. Car l’objectif principal reste de garder toute sa mobilité
et d’éviter qu’au-delà de trois mois, la douleur devienne chronique.
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| lumbago: après un faux mouvement, les muscles se crispent. La douleur est vive. traitement: l'ostéopathie et la chiropratique peuvent être efficace |
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| sciatique: douleur court le long de la jambe. due à une hernie discale. traitement: médicaments anti-inflammatoires, infiltrations... |
Médicaments, thérapie manuelles, kiné, acupuncture…
Quelle solution anti-douleur choisir ?
Une mauvaise posture, un faux mouvement… qui n’a pas
eu un jour mal au dos ?
« Dans 60% des cas, le problème est mécanique et
vient de la colonne vertébrale »
Lorsque leur origine est bénigne, ces douleurs ne
durent pas longtemps, une simple lombalgie se résout spontanément dans la
semaine dans 5 à 8 cas sur 10. Encore faut-il ne pas se tromper de diagnostic.
Un avis médical est souvent recommandé.
Médicaments : avec modération
Ils diminuent la douleur mais ne représentent en aucun
cas une solution à long terme.
Ø
Le paracétamol :
Pour qui ? Pour tous les types de douleurs « légères
à modérées ».
Comment ? On peut aller jusqu’à 4
grammes par jour. Dans les douleurs du dos, il vaut mieux enchainer les prises
(une toute les quatre heures).
Ø
Les anti-inflammatoires:
Pour qui ? Ces médicaments (diclofénac, kétoprofène,
ibuprofène…) sont réservés aux douleurs d’origine inflammatoire :
arthrose, sciatique… leur effet antalgique est efficace.
Comment ? Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens
doivent être prescrits pour une durée la plus courte possible, en général une
semaine. Ils ont beaucoup d’effet secondaires
et sont contre indiqués en cas d’antécédents digestifs ou
cardiovasculaires.
A savoir : les gels
anti-inflammatoires sont moins efficaces que les médicaments
Ø
Les décontracturants :
Pour qui ? Pour les douleurs dues à la
crispation d’un muscle, comme le lombago ou le torticolis. Mais « leur efficacité
est discutables ».
Comment ? Avec précaution ! Tous
ses médicaments engendrent un risque de somnolence important. Le
tetrazepam appartient à la famille des benzodiazépines : à manier avec
prudence.
Ø
Les infiltrations
Pour qui ? Pour les douleurs de type
sciatique, intenses et très localisées. Les infiltrations sont proposées
lorsque le traitement anti-inflammatoire a échoué. L’effet antalgique est
rapide, mais il ne dure pas au-delà de quelques mois.
Comment ? Un anti-inflammatoire puissant, dérivé de la
cortisone, est injecté directement dans une articulation ou un nerf douloureux,
parfois sous anesthésie locale. L’infiltration peut être faite au cabinet de
rhumatologue. Dans l’idéal, le geste est guidé sous contrôle radiologique.
Ostéopathie :
pour la mobilité
Comment ? Les gestes de l’ostéopathe redonnent de la
mobilité aux structures en lien avec la zone douloureuse. Pour un simple mal de
dos, un maximum de trois séances suffit en général.
Pour qui ? C’est
dans les douleurs lombaires que l’ostéopathie
a montré le plus d’efficacité. Pour intervenir sur des douleurs de type
sciatique, l’ostéopathe doit d’abord s’assurer qu’il n’y a pas d’hernie
discale. Un avis médical est préférable.
De même, pour les douleurs cervicales, une intervention ne se fait qu’avec feu
vert du médecin.
Quels risques ? Le risque le plus important se situe au
niveau des cervicales, la crainte étant
de déchirer une artère vertébrale (selon les estimations, le nombre des
accidents oscille entre 1 pour 100 000 et 1 pour million).
A savoir : la
médecine manuelle-ostéopathie : les titulaires de cette spécialité sont à
la fois des médecins et ostéopathe (une spécialité qui existe à l’occident pour
le moment et espérant qu’elle accéderait au moyen orient).
Chiropratique :
des biens fait durables
La chiropratique semble être efficace contre le lumbago et
les douleurs cervicales, mais pas plus que les traitements usuels.
C’est réapprendre à bouger
Comment ? La pratique repose sur des manipulations
vertébrales. En moyenne trois séances suffisent
à soulager un simple mal de dos. Comptez sept séances en cas de
sciatique avec hernie discale.
Pour qui ? En cas de lumbago. Pour les douleurs
chroniques, l’indice de satisfaction est meilleur chez les patients
régulièrement suivis par un chiropracteur.
Kinésithérapie :
contre la rechute
Elle fait partie du paysage depuis des lustres même si de
strict point de vue scientifique, rien ne prouve son efficacité.
Pour qui ? Elle est indiquée dans le lumbago en
prévention de rechutes, mais pas en traitement de crise.
Pour une crise sciatique non paralysante, la méthode
McKenzie (des exercices spécifiques de correction posturale visant à réduire la
douleur) a fait la preuve de son efficacité.
Comment ?
Ø
Les massages : un
soulagement incontestable, variable selon les personnes.
Ø
La rééducation : dans
le mal de dos, le repos est nocif. Le patient
réapprendre à bouger sans se
faire mal sans se faire mal.
Ø
L’électrothérapie antalgique :
la technique Tens (neuro-stimulation électrique trans-cutanée est efficace sur
tout type de douleur, avec un bon niveau de preuve scientifique.
Ø
Les ultrasons : des
vibrations de haute fréquence traversent le muscle, les tendons, les ligaments…
une technique pour laquelle on n’a pas vraiment de validation scientifique.
Chaud/ Froid : effet
immédiat
L’application de la chaleur sur une zone douloureuse dilate
les vaisseaux et augmente la circulation sanguine, « ce qui aide les
muscles à évacuer les toxines ». C’est un excellent dé-contracturant Mais
son action demeure locale et temporaire.
Certaines personnes plus sensibles à l’effet sédatif
du froid. « Son effet vasoconstricteur empêche l’inflammation de se
détendre. Elle se résorbe plus vite ».
Acupuncture :
pour les douleurs chroniques
Pour qui ? Plutôt pour les douleurs chroniques. « Pour
les lombalgies aiguës les recherches sont prometteuses. Des études chinoises
montrent que plus on traite tôt la douleur, dans un délai de trois jours, plus
l’acupuncture est efficace ».
Comment ? De fines aiguilles sont piquées dans quatre à
huit points. En cas de douleur intense, l’électro-acupuncture (des
aiguilles associées à un courant
électrique de basse fréquence) augmente l’effet antalgique.
Hernie
discale : opérer ou pas ?
La crise de sciatique provoque des douleurs caractéristiques
le long de la jambe, de la fesse jusqu’au pied. Dans la majorité des cas, elle
est due à une hernie discale.
Explication : au niveau lombaire, un disque
intervertébral s’est effacé, laissant passer une partie du noyau central. Cette
ex-croissance, la hernie, comprime douloureusement le nerf sciatique.
La hernie discale n’est que la traduction du vieillissement
du disque. Cette dégénérescence, observée dès l’âge de 20 ans, est d’origine
génétique dans 75% des cas. La profession exercée et le sur-poids ne représente
que 25%.
C’est une urgence… s’il vous est impossible de
marcher sur la pointe des pieds ou sur les talons, ou si vous présentez un
syndrome de la queue-de-cheval (perte de sensibilité et de motricité dans les
membres inférieurs, troubles urinaires…). Dans ce cas, il faut vous opérer,
très vite, au maximum dans les 24 heures.
On peut attendre… si la douleur est le seul
symptôme. Dans ce cas, le médecin vous mettra sous surveillance pendant une
période de 6 à 8 semaines.
L’intervention en pratique consiste à retirer la
hernie. Le temps d’hospitalisation est de trois jours maximum, l’arrêt
maladie allant de six à huit semaines.

























