mardi 29 janvier 2013

Vaincre le mal de dos 1


         Lombalgies, sciatiques, hernies discales ou simples contractures musculaires…
Les symptômes  sont multiples, mais le résultat est le même : notre dos fait souffrir. Des antalgiques à la chirurgie, il existe plusieurs méthodes pour soulager sa douleur. Adoptez  celle qui vous convient le mieux !

       Le mal de dos reste un des premiers motifs de visite chez le médecin. Les adultes dans la force de l’âge sont les plus touchés. Il est vrai qu’ils cumulent  plusieurs facteur de risque : de mauvaises postures, un manque d’exercice physique, parfois un excès de poids et, souvent, du stress, responsable, entre autre, de contracture musculaire.
 Chacun se débrouille, tant bien que mal, pour trouver la solution à son mal de dos. Tout le monde a dans sa pharmacie des médicaments anti-douleur, mais ils ne traitent pas le fond du problème et, du fait de leurs effets secondaires, ils ne peuvent être pris sur de longues  durées. Quant aux thérapies manuelles, elles suscitent un véritable engouement, mais il est parfois difficile de distinguer entre les bons professionnels des mauvais.

torticolis: un spasme musculaire provoque des douleurs au niveau du cou
traitement: application de chaleur, séances de chiropractie

dorsalgie:due à une mauvaise posture devant l'ordinateur, en conduisant, en se baissant
traitement: séances de rééducation chez un kiné

     Alors, vers qui  se tourner ?

Dans ce dossier, je vais essayer de vous aider à y voir clair. Contre le mal de dos certaines techniques ont fait la preuve de leur efficacité, d’autre non. Ainsi, la kinésithérapie est plus utile en prévention des récidives, pour se remuscler et renforcer son dos, qu’en pleine crise douloureuse. Car l’objectif principal reste de garder toute sa mobilité et d’éviter qu’au-delà de trois mois, la douleur devienne chronique.

lumbago: après un faux mouvement, les muscles se crispent. La douleur est vive.
traitement:  l'ostéopathie et la chiropratique peuvent être efficace
sciatique: douleur court le long de la jambe. due à une hernie discale.
traitement: médicaments anti-inflammatoires, infiltrations...

Médicaments, thérapie manuelles, kiné, acupuncture…
                         Quelle solution anti-douleur choisir ?

Une mauvaise posture, un faux mouvement… qui n’a pas eu un jour mal au dos ?
« Dans 60% des cas, le problème est mécanique et vient de la colonne vertébrale »
Lorsque leur origine est bénigne, ces douleurs ne durent pas longtemps, une simple lombalgie se résout spontanément dans la semaine dans 5 à 8 cas sur 10. Encore faut-il ne pas se tromper de diagnostic. Un avis médical est souvent recommandé.

 Médicaments : avec modération

Ils diminuent la douleur mais ne représentent en aucun cas une solution à long terme.

Ø  Le paracétamol :
Pour qui ?  Pour tous les types de douleurs « légères à modérées ».
Comment ? On peut aller jusqu’à 4 grammes par jour. Dans les douleurs du dos, il vaut mieux enchainer les prises (une toute les quatre  heures).

Ø  Les anti-inflammatoires:
Pour qui ?  Ces médicaments (diclofénac, kétoprofène, ibuprofène…) sont réservés aux douleurs d’origine inflammatoire : arthrose, sciatique… leur effet antalgique est efficace.
Comment ? Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens doivent être prescrits pour une durée la plus courte possible, en général une semaine. Ils ont beaucoup d’effet secondaires  et sont contre indiqués en cas d’antécédents digestifs ou cardiovasculaires.
A savoir : les gels anti-inflammatoires sont moins efficaces que les médicaments

Ø  Les décontracturants :
Pour qui ? Pour les douleurs dues à la crispation d’un muscle, comme le lombago ou le torticolis. Mais « leur efficacité est discutables ».
Comment ? Avec précaution ! Tous ses médicaments  engendrent  un risque de somnolence important. Le tetrazepam appartient à la famille des benzodiazépines : à manier avec prudence.

Ø  Les infiltrations
Pour qui ? Pour les douleurs de type sciatique, intenses et très localisées. Les infiltrations sont proposées lorsque le traitement anti-inflammatoire a échoué. L’effet antalgique est rapide, mais il ne dure pas au-delà de quelques mois.
Comment ?  Un anti-inflammatoire puissant, dérivé de la cortisone, est injecté directement dans une articulation ou un nerf douloureux, parfois sous anesthésie locale. L’infiltration peut être faite au cabinet de rhumatologue. Dans l’idéal, le geste est guidé sous contrôle radiologique.

Ostéopathie : pour la mobilité

 Quelque 43% des consultations chez l’ostéopathe concernent le mal de dos et près de la moitié des patients arrivent en pleine crise, selon une étude de fond pour la recherche en ostéopathie réalisé sur 1556 patients (sachant que cette spécialité est nouvellement introduite dans le domaine médical et cela depuis 2002).
Comment ? Les gestes de l’ostéopathe redonnent de la mobilité aux structures en lien avec la zone douloureuse. Pour un simple mal de dos, un maximum de trois séances suffit en général.

Pour qui ?  C’est dans les douleurs lombaires que l’ostéopathie  a montré le plus d’efficacité. Pour intervenir sur des douleurs de type sciatique, l’ostéopathe doit d’abord s’assurer qu’il n’y a pas d’hernie discale. Un avis médical  est préférable. De même, pour les douleurs cervicales, une intervention ne se fait qu’avec feu vert du médecin.
Quels risques ? Le risque le plus important se situe au niveau  des cervicales, la crainte étant de déchirer une artère vertébrale (selon les estimations, le nombre des accidents oscille entre 1 pour 100 000 et 1 pour million).
 A savoir : la médecine manuelle-ostéopathie : les titulaires de cette spécialité sont à la fois des médecins et ostéopathe (une spécialité qui existe à l’occident pour le moment et espérant qu’elle accéderait au moyen orient).

Chiropratique : des biens fait durables

La chiropratique semble être efficace contre le lumbago et les douleurs cervicales, mais pas plus que les traitements usuels.
C’est réapprendre à bouger
Comment ? La pratique repose sur des manipulations vertébrales. En moyenne trois séances suffisent  à soulager un simple mal de dos. Comptez sept séances en cas de sciatique avec hernie discale.
Pour qui ? En cas de lumbago. Pour les douleurs chroniques, l’indice de satisfaction est meilleur chez les patients régulièrement suivis par un chiropracteur.


Kinésithérapie : contre la rechute

Elle fait partie du paysage depuis des lustres même si de strict point de vue scientifique, rien ne prouve son efficacité.
Pour qui ? Elle est indiquée dans le lumbago en prévention de rechutes, mais pas en traitement de crise.
Pour une crise sciatique non paralysante, la méthode McKenzie (des exercices spécifiques de correction posturale visant à réduire la douleur) a fait la preuve de son efficacité.
Comment ?
Ø  Les massages : un soulagement incontestable, variable selon les personnes.
Ø  La rééducation : dans le mal de dos, le repos est nocif. Le patient  réapprendre  à bouger sans se faire mal sans se faire mal.
Ø  L’électrothérapie antalgique : la technique Tens (neuro-stimulation électrique trans-cutanée est efficace sur tout type de douleur, avec un bon niveau  de preuve scientifique.
Ø  Les ultrasons : des vibrations de haute fréquence traversent le muscle, les tendons, les ligaments… une technique pour laquelle on n’a pas vraiment de validation scientifique.


Chaud/ Froid : effet  immédiat

L’application de la chaleur sur une zone douloureuse dilate les vaisseaux et augmente la circulation sanguine, « ce qui aide les muscles à évacuer les toxines ». C’est un excellent dé-contracturant  Mais son action demeure locale et temporaire.
Certaines personnes plus sensibles à l’effet sédatif du froid. « Son effet vasoconstricteur empêche l’inflammation de se détendre. Elle se résorbe plus vite ».

Acupuncture : pour les douleurs chroniques

Pour qui ? Plutôt pour les douleurs chroniques. « Pour les lombalgies aiguës  les recherches sont prometteuses. Des études chinoises montrent que plus on traite tôt la douleur, dans un délai de trois jours, plus l’acupuncture est efficace ».
Comment ? De fines aiguilles sont piquées dans quatre à huit points. En cas de douleur intense, l’électro-acupuncture (des aiguilles  associées à un courant électrique de basse fréquence) augmente l’effet antalgique.


Hernie discale : opérer ou pas ?

La crise de sciatique provoque des douleurs caractéristiques le long de la jambe, de la fesse jusqu’au pied. Dans la majorité des cas, elle est due à une hernie discale.
Explication : au niveau lombaire, un disque intervertébral s’est effacé, laissant passer une partie du noyau central. Cette ex-croissance, la hernie, comprime douloureusement le nerf sciatique.
La hernie discale n’est que la traduction du vieillissement du disque. Cette dégénérescence, observée dès l’âge de 20 ans, est d’origine génétique dans 75% des cas. La profession exercée et le sur-poids ne représente que  25%.

C’est une urgence… s’il vous est impossible de marcher sur la pointe des pieds ou sur les talons, ou si vous présentez un syndrome de la queue-de-cheval (perte de sensibilité et de motricité dans les membres inférieurs, troubles urinaires…). Dans ce cas, il faut vous opérer, très vite, au maximum dans les 24 heures.
On peut attendre… si la douleur est le seul symptôme. Dans ce cas, le médecin vous mettra sous surveillance pendant une période de 6 à 8 semaines.
L’intervention en pratique consiste à retirer la hernie. Le temps d’hospitalisation est de trois jours maximum, l’arrêt maladie  allant de six à huit semaines.